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La Souffleuse

« comme le sens a besoin des mots, ainsi les mots ont besoin de notre voix »

Architecture

© Jean-Louis Fernandez, photo de presse du Théâtre des Bouffes du Nord

Le dépouillement blanc et lisse du plateau contraste avec les murs rouges et élimés du théâtre. Des bobines que l’on ne sait interpréter bordent le fond de la scène. Des hommes et des femmes entrent, vêtus de blanc, et s’accordent au son d’un violon, par une danse aux inflexions slaves. Le décor d’Architecture est posé. (suite…)

Qui a tué mon père

© Jean-Louis Fernandez, photo de presse de La Colline - théâtre national

Avec cette représentation, Stanislas Nordey proclame que le souffle est cœur battant du théâtre et que l’acteur en est son coureur de fond. Ambitieux projet qui demande à son spectateur une similaire endurance, Qui a tué mon père fait le pari du rythme comme structure du récit. Car en effet, que dire de cette pièce qui oscille entre théâtre (et le plus beau qui soit) et conte ? Entre récit de soi et récital révolutionnaire ? (suite…)

Partage de Midi

© Jean-Louis Fernandez, photo de presse du Théâtre de la Ville

Faire d’une scène publique l’intime cocon d’une passion brûlante est l’un des paradoxes les plus riches que le théâtre puisse offrir à son spectateur en terme d’émotion, et ce d’autant plus lorsque ce drame de l’amour est écrit par Paul Claudel. L’intensité de la représentation se ressent donc dès les premiers « versets » soufflés, expulsés d’une poitrine qui souffre de l’effort que ce texte de titan représente pour elle. La très grande stylisation du spectacle souligne la matérialité des corps en sueur et exténuant d’amour, dans une partition à quatre voix et qui se fait souvent duo ou duel. (suite…)

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